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Une offre de transport fluvial en pleine mutation

Le Comité des ports : ensemble pour coordonner les actions

Jean-François Carenco, préfet du bassin Saône-Rhône-Méditerranée et de la région Rhône-Alpes, a réuni l’ensemble des gestionnaires des ports du bassin de Pagny à Marseille et Sète, dans un Comité des ports afin de coordonner les stratégies. Ce Comité est présidé par Noël Comte (photo ci-contre).

Photo : Noël Comte, président du Comité des ports. 

 

Avec VNF et la Compagnie nationale du Rhône (CNR), le Comité des ports invite les acteurs du transport à étudier une solution alternative à l’acheminement de leurs marchandises et à privilégier l’implantation de leur site de production ou d’entreposage en zone portuaire, favorisant ainsi le report modal vers la voie fluviale. "Cette démarche collaborative, innovante, propose d’ici un an de mesurer les attentes des uns et les contraintes organisationnelles des autres, et de quantifier et qualifier les flux éligibles au report modal. Sur la base de ces demandes, une offre de service professionnalisée se construira, en faisant appel à l’expertise des opérateurs logistiques. Sans une démarche globale visant un objectif partagé par les différents intervenants de la chaîne logistique qui ont la capacité de créer ensemble les conditions du bon exercice de l’activité fluviale, il n’est pas concevable de valoriser la préférence pour ce mode, malgré toutes les vertus qui lui sont reconnues. En un mot, c’est bien l’offre qui pourra créer la demande" explique Noël Comte, président du Comité des ports.

 

Les actions mises en œuvre à court terme

Une agence de développement, de prospection et de promotion des activités fluviales sur le bassin va se mettre en place. Les ports maritimes de Marseille et de Sète constituent une opportunité d’entrée-sortie nationale de premier ordre. Les acteurs économiques de l’hinterland doivent se mobiliser pour les utiliser mieux et davantage. Cependant, le coût de passage portuaire maritime des conteneurs réduit la compétitivité fluviale. Le comparatif des coûts globaux (toutes choses égales par ailleurs) s’impose pour conduire une action avec les acteurs maritimes. "Ils devront faire un bilan comparé d’une activité réduite, car sur-tarifée, au regard de la croissance des volumes qu’induira une activité moins taxée. L’équation ainsi posée sera une aide essentielle à la décision, mais je ne sous-estime pas les difficultés que nous rencontrerons pour lever, ici ou là, des blocages bien naturels par ailleurs : la communauté d’intérêt ne se décrète pas et, après l’avoir créée, il faudra la faire grandir jusqu’à maturité. Cela sera aussi le rôle du Comité des ports !", conclut Noël Comte.


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