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Environnement et patrimoine

 Qu’avez-vous sur l’histoire de la batellerie en France ?
Le centre de documentation de VNF est plutôt orienté vers les activités actuelles et les perspectives du mode fluvial.
L’établissement a néanmoins publié une carte du patrimoine fluvial en France et coédite plusieurs documents sur ce sujet ( rubrique « documentation »).
Un centre de recherche et de documentation sur la batellerie très complet existe au sein du musée national de la batellerie de Conflans-Sainte-Honorine.
Contacter M. Roblin ( tél. 01.39.72.58.05.)

 Quelles actions sont entreprises par VNF en période de sécheresse ?
VNF a pour premier devoir de respecter le débit réservé des rivières. Cette année, la sécheresse a frappé plus de 55 départements. Les services de navigation ont pris des mesures d'économie des différents réservoirs, étangs et barrages qui constituent la réserve estivale. Dès le mois de mai, des regroupements de bateaux de plaisance au passage des écluses ont été mis en œuvre. L'établissement a ensuite mis en place des réductions d'enfoncement qui ont permis, malgré une pénurie d'eau exceptionnelle, de maintenir la navigation le plus longtemps possible sur les secteurs les plus critiques. Concrètement, on y a réduit les horaires de navigation et le niveau d'eau de 20 cm, au prix d'une réduction des chargements des mariniers. Toutes les informations ont été transmises au quotidien par les agents aux préfets pour leur permettre d'arbitrer entre les différents usages de l'eau : eau potable pour les hommes et les animaux, navigation, irrigation, vie piscicole, maintien des biotopes.

 Quelles sont les fonctions des barrages fluviaux ?
Pour réguler les variations saisonnières des débits,deux grands types de barrages ont été aménagés sur les rivières : les barrages de navigation et les barrages réservoirs. Les barrages au "fil de l'eau", qui barrent les rivières et auxquels sont accouplées des écluses, ont pour fonction de maintenir le niveau de l'eau afin de garantir le tirant d'eau des bateaux. Ainsi, on crée des réserves d'eau importantes qui permettent aussi d'alimenter les nappes phréatiques, de constituer des plans d'eau de loisirs, d'opérer des prises d'eau potable ou industrielle… De plus la chute d'eau réoxygène la rivière, ce qui est vital pour la faune quand les orages provoquent des écoulements d'eaux fortement polluées.
Les barrages réservoirs, qui forment de grands bassins fermés par des digues, ont été construits pour alimenter les canaux qui passent d'un bassin versant à l'autre, à l'exemple du Canal de Briare. Certains de ces ouvrages, souvent exceptionnels pour l'environnement, ont été classés en zone Natura 2000.

 VNF a-t-il un rôle dans la gestion des inondations ?
Les ouvrages de navigation ont été conçus précisément pour assurer la navigation et non pour écrêter les crues. Cependant, en période de faible crue, VNF peut gagner quelques jours sur les risques de submersion en abaissant le niveau de l'eau de manière préventive grâce aux barrages de navigation et améliorer un peu la situation par une gestion très fine de la ligne d'eau. En période de crue très importante, ces barrages sont effacés (couchés au fond de l'eau) et la rivière redevient donc naturelle. Les barrages réservoirs, en revanche, peuvent être utiles même en cas de crues d'automne importantes, mais pas au printemps, quand ils ont fait le plein d'eau pour l'été. Par ailleurs, les agents de VNF collaborent au quotidien avec les Diren en relevant les cotes d'eau et en les transmettant aux services d'annonce des crues.
En matière de prévention, les services mis à la disposition de VNF participent pour le compte du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, à la police de l'eau et émettent des avis pour la mise en place des plans de protection des risques d'inondations (Ppri).
Dans le cadre des engagements internationaux de la France, VNF a réalisé le polder d'Erstein (Bas-Rhin), un bassin de retenue de 540 hectares pouvant contenir 7,8 millions de m3 d'eau sur le Rhin. Avec le polder de la Moder opérationnel depuis 1991, il participe à la régulation des crues du Rhin.

 Quelles actions VNF engage-t-il pour préserver la biodiversité ?
Contrairement aux autres infrastructures de transport, les voies d'eau et leurs rives sont des milieux naturels à part entière, lieux de vie de nombreuses espèces remarquables.
Cependant, certains aménagements risquent, à terme, d'aggraver la menace qui pèse sur des espèces vulnérables. Depuis plusieurs années, en application de la loi sur l'eau, VNF aménage, pour les poissons, passes à bassins successifs, échelles à ralentisseurs, écluses à poissons, ascenseurs ou rivières artificielles pour permettre aux poissons migrateurs de franchir les barrages. Pour préserver les paysages, l'établissement a développé des techniques de génie végétal dans la protection des berges. Ainsi, l'utilisation de fibres de coco tissées permet de maintenir la berge le temps que plantes et arbustes indigènes forment de leurs racines l'armature de l'ouvrage. VNF œuvre également à la préservation des milieux aquatiques et des écosystèmes qui y sont associés en participant à l'élaboration des documents d'objectifs des sites du réseau Natura 2000. VNF met en place progressivement des schémas de gestion des berges et les abords des grands barrages réservoirs en partenariat avec les collectivités locales comme par exemple pour le bassin-réservoir de Champagney (Haute-Saône) et sur l'étang du Stock (Moselle).

 Quelles sont les techniques utilisées pour protéger le gibier ?
Chaque année VNF installe sur son domaine des passages à faune sur les berges pour limiter les cas de noyades d'animaux. Des ouvertures sont pratiquées dans la protection des berges, sous la retenue normale de l'eau, pour y installer des points d'appui permettant au gibier de remonter sur la crête de la berge. Ces aménagements sont également utilisés pour orienter les mammifères - les castors notamment - vers des chemins naturels, appelés "corridors biologiques", leur évitant les traversées de route. A l'avenir, des passes recréant un véritable milieu naturel entre les deux rives permettront la circulation de l'ensemble de la faune, du cerf à la fourmi.

 Quelles réponses VNF apporte-t-il aux attentes des pêcheurs ?
La principale demande formulées par les pêcheurs est, hélas, de pouvoir accéder aux berges… en voiture. Or, il faut préserver le calme et la tranquillité de ces chemins. Pour des raisons de sécurité, le chemin de halage n'est autorisé qu'aux piétons et aux voitures de service, l'extension actuelle des véloroutes venant ajouter de nouveaux conflits d'usage. Dans le cadre d'un partenariat signé avec l'Union nationale pour la Pêche en France (UNPF), VNF propose deux types de solutions qui sont mises en œuvre avec les collectivités. La première consiste à répartir dans l'espace les différents utilisateurs en fonction des besoins et des lieux, à l'exemple du parcours de pêche de Mably (près de Roanne).
La seconde est de partager le même espace à condition de faire respecter des règles de bonne conduite par tous les partenaires ; ce qui passe par une convention de superposition de gestion donnant à la collectivité la charge de l'entretien et de la police de la voirie.
En novembre 2003, VNF a renouvelé son partenariat avec l'UNPF pour développer la pêche de loisirs sur le domaine public fluvial et mener des actions de promotion communes (organisation de concours de pêche, accueil des personnes handicapées, élaboration d'une signalétique informative et pédagogique…)

 Comment contribuer à la requalification, grâce à la voie d'eau, d'un quartier urbain dégradé ?
Traitement de "zones sensibles", modification de l'ambiance générale d'un quartier, création d'activités économiques… c'est en s'appuyant sur la voie d'eau, en mettant en valeur le domaine fluvial que nombre de villes ont renouvelé leur paysage urbain Ainsi Arles, Dunkerque, Roanne, Saint-Dizier ou Mantes-la-Jolie ont entrepris de renouer avec leur histoire de cité fluviale dans le cadre des "contrats de ville". Des actions entreprises en partenariat avec VNF qui a mené, avec les communes, les études préalables et la définition du cahier des charges. En dehors du cadre de la Politique de la Ville, VNF a également noué de nombreux partenariats avec des communes et des communautés de communes pour requalifier leur port, rendre plus attractifs les abords d'un canal, développer le tourisme fluvial… Une collaboration facilitée depuis trois ans par une assistance à maîtrise d'ouvrage de VNF, constituée d'architectes, d'urbanistes et d'économistes, interlocuteurs directs de leurs homologues dans les collectivités

 Comment intégrer harmonieusement un port industriel dans le paysage urbain ?
Si les ports construits dans la période de l'après-guerre répondaient essentiellement à des considérations économiques, aujourd'hui, leur intégration dans le paysage est une préoccupation prioritaire des communes comme de VNF, qu'il s'agisse de requalifier des aménagements existants ou de construire de nouveaux ports.
En concertation avec les gestionnaires des ports - Chambres de Commerce et d'Industries et collectivités locales -, VNF fixe, dans le cadre des concessions portuaires, les règles et les conditions d'exploitation de maintenance de ces équipements. Dans chaque région, VNF a mis en place des missions d'assistance à maîtrise d'ouvrage chargées du développement économique et de l'aménagement, ceci afin de proposer aux divers partenaires et avec l'aide des professionnels (architectes, urbanistes, paysagistes, plasticiens) les recommandations architecturales et paysagères qui sont nécessaires pour insérer ces ouvrages au sein du paysage urbain.

 Comment sont financées les actions de valorisation du patrimoine ?
Les actions en faveur du patrimoine sont très souvent réalisées en partenariat avec les collectivités locales notamment à travers les contrats de ville et les contrats de pays.
Ces initiatives s'inscrivent généralement dans le cadre de la requalification de quartiers urbains ou de dynamisation des territoires ruraux. L'établissement investit également sur son patrimoine bâti, les maisons éclusières notamment. Celles-ci, dès lors qu'elles n'ont plus de vocation de service, peuvent être aménagées avec différents partenaires publics ou privés.



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