Trafics et offre portuaire sur le bassin Rhône-Saône
4 à 5 millions de tonnes de fret fluvial par an
Le bassin Rhône Saône capte un volume de trafic fluvial compris entre 4 et 5 millions de tonnes de marchandises par an acheminées entre la Saône et l’embouchure du Rhône et/ou le port de Sète, ce qui représente environ 1 milliard de tonnes-kilomètres.
Les principales filières économiques
La filière des matériaux de construction est majoritaire avec 40% des volumes fluviaux. Ces flux sur très courtes distances alimentent les besoins locaux du secteur de la construction et du BTP.
Suivent les filières énergétique, chimique, agricole et conteneurs
- Les importations d’énergies, (environ 20% des volumes), de combustibles solides et liquides depuis Fos et Sète,
- Les produits chimiques (environ 15% des volumes), en lien avec la vallée de la Chimie
- Les exportations de céréales et des produits assimilés (environ 15% des volumes) vers les pays de l’arc méditerranéen, principalement Italie, Maghreb, pour les industries de panification, semoulerie, meunerie…
- Les échanges de conteneurs (environ 10% des volumes) à l’import et à l’export.
Un maillage portuaire dense
Le réseau est maillé par des ports multimodaux :
- maritimes (Marseille-Fos, Sète)
- fluviaux (Pagny, Chalon sur Saône, Mâcon, VIllefranche, Lyon, Vienne-Salaise, Porte-lès-Valence, Ardoise, Avignon-Le Pontet, Arles)
Un axe fluvial et fluviomaritime
Le transport fluvial de fret est réalisé par :
- la navigation fluviale intérieure : c’est la part majoritaire avec 90% des flux. Les péniches, automoteurs et convois poussés sont adaptés à tous les marchés des vracs solides, des vracs liquides, des conteneurs, des colis lourds et du conventionnel.
- la navigation fluviomaritime : les « cargos liners » ou caboteurs fluviomaritimes assurent 10% des volumes et permettent des transports en « droiture » depuis les ports du bassin (de Pagny à Arles) jusqu’en Méditerranée sans arrêt à Fos. Cette navigation est spécialisée dans les filières d’importation et d’exportation de vracs solides tels que les ferrailles, les aciers, les argiles et les céréales, tous les marchés pour lesquels les ruptures de charge liées aux manutention dans les ports maritimes sont coûteuses ou risquées.
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