Reconstruction du barrage de Beaulieu : un projet pour l’avenir [MàJ 9 juin 2026]

En septembre 2025, VNF a engagé les démarches en vue des travaux de reconstruction du barrage de Beaulieu (10).

Le nouveau barrage sera entièrement automatisé et équipé d’une passerelle cyclable et piétonne, accessible aux personnes à mobilité réduite et d’une passe à poissons.

D’un montant global de 18 millions d’euros, cette opération de modernisation et de continuité écologique est cofinancée par l’Etat/VNF, l’Union européenne (MIE) et la Région Grand-Est ainsi que l’Agence de l’Eau Seine-Normandie pour la phase d’études.

L’achèvement des travaux est prévu fin 2028. 

Restez informés tout au long du projet

VNF mettra régulièrement à disposition des informations sur l’avancement des travaux, les étapes clés et les éventuelles incidences locales.

Pour toute question et recevoir nos actualités sur ce projet, contactez : so-paris.dimoa@vnf.fr

Retour sur l’enquête publique et prochaines étapes

Suite à la consultation du public et à l’instruction réglementaire, le projet de reconstruction du barrage de Beaulieu franchit une étape décisive. L’autorisation environnementale a été délivrée le 9 février 2026 par la préfecture de l’Aube, permettant désormais d’engager les premières phases du chantier.

Ce que la concertation a permis de faire évoluer

Deux réunions publiques organisées en juin et octobre 2025 ont permis d’engager un dialogue direct et constructif avec les riverains.

A l’issue de ces échanges, plusieurs décisions concrètes ont été prises par VNF, en tant que maitre d’ouvrage de l’opération :

  • Déplacement de la base vie du chantier afin de limiter les impacts environnementaux et locaux ;
  • Utilisation obligatoire du Chemin du Vergeron comme chemin d’accès par les poids lourds ;
  • Réalisation d’une modélisation hydraulique complémentaire pour répondre aux préoccupations liées au risque d’inondation sur les canaux du Fréparoy et du Terray ; Cette étude vise à évaluer les effets du projet sur les périodes de crue et à apporter des garanties aux riverains.
  • Engagement de restitution des résultats aux habitants dans une logique de transparence.

Ces décisions résultent directement des retours exprimés lors des réunions publiques.

Le calendrier prévisionnel des travaux

Le projet s’inscrit dans un calendrier progressif, débutant par les mesures environnementales obligatoires, puis par les travaux principaux portant sur la reconstruction du barrage :

  • Eté 2026 :
    • création d’une zone humide compensatoire
    • opération de sauvegarde de la mulette épaisse (moule d’eau douce, espèce menacée et protégée en France et en Europe)
  • Hiver 2026 : recréation d’un habitat favorable à l’espèce
  • Puis les travaux de reconstruction du barrage à partir du printemps 2027 pour une durée prévisionnelle de 3 ans :
    • 2027 : phase 1 (2 passes en rive gauche)
    • 2028 : phase 2 (passe à poissons et les 2 passes en rive droite)
    • 2029 : phase 3 (démolition de l’ancien barrage)

Les premières interventions débuteront dès juin 2026 avec la création de la zone humide compensatoire. Cette étape est indispensable avant tout démarrage du chantier principal.

Durant l’été 2026, une attention particulière sera portée à la préservation de la biodiversité, avec notamment une pêche de sauvegarde de la mulette épaisse, espèce protégée.

Ces premières phases, moins visibles que les travaux de génie civil, sont pourtant essentielles pour garantir un projet respectueux de son environnement.

<p>Consulter le dossier sur le site de la consultation</p>

À quoi sert le barrage de Beaulieu ?

Le barrage de Beaulieu maintient le niveau d’eau du bief de Beaulieu allant jusqu’au seuil du barrage de Livon à Nogent-sur-Seine, soit un bief de 5,7 km de long. Il permet d’assurer la circulation des bateaux tout au long de l’année grâce à sa fonction centrale dans l’alimentation gravitaire du canal de Beaulieu en amont et au mouillage dans le port de Nogent-sur-Seine.  Le nouveau barrage permettra également d’assurer la continuité de tous les usages de notre réseau : loisirs, agriculture, maintien des écosystèmes, etc..

L’ouvrage actuel est un barrage mobile à aiguilles et à hausses datant de 1864, entièrement manœuvré manuellement, et qui nécessite l’utilisation d’une embarcation à l’amont immédiat du barrage pour la manœuvre des hausses.

Vétuste et assurant difficilement la retenue en basses eaux, il ne répond plus aux exigences de sécurité actuelles en termes d’exploitation et de maintenance. 

Vers un barrage moderne et automatisé

La reconstruction du barrage de Beaulieu est une nécessité pour permettre de garder un niveau d’eau suffisant en amont de l’ouvrage, notamment pour les usages suivants :

  • Garantir un mouillage minimum pour le Port céréalier de Nogent sur Seine, d’une importance économique de premier ordre pour la région ;
  • Garantir un mouillage minimum pour la navigation dans le canal de dérivation de Beaulieu à Villers-sur-Seine ;
  • Garantir le maintien de la prise d’eau du parc du Château de la Motte-Tilly, classé monument historique depuis 1946.

Par conséquent, afin de préserver la navigation fluviale, les activités économiques qui en dépendent ainsi que le patrimoine local, le projet de reconstruction du barrage de Beaulieu peut être reconnu comme relevant de l’intérêt général.”

Les acteurs et le financement du projet

La maîtrise d’ouvrage est assurée par VNF (Direction de l’Ingénierie et de la Maîtrise d’Ouvrage). Les études de maîtrise d’œuvre ont été réalisées par Artélia.

Le coût total du projet (études et travaux) s’élève à 18 M € TTC. La phase étude est cofinancé par l’Etat/Voies Navigables de France, l’Union Européenne via le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe, la Région Grand-Est et l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

Ce projet, identifié comme structurant pour l’aménagement du territoire, est inscrit dans le contrat Etat-Région Grand Est.

 

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