Nouvelles énergies : une cartographie des sites de production révélant un potentiel pour le fluvial

Voies navigables de France publie la carte recensant les usines (sites industriels actuels et futurs) de production des nouvelles énergies qui seront de plus en plus utilisées dans le cadre de la transition énergétique de notre économie. Pour les acteurs de la logistique, les enjeux sont forts et le transport fluvial dispose de réels atouts pour prendre part à l’effort industriel.

Les vignettes biocarburant

La carte montre que la production du SAF (Sustainable aviation fuels), de l’hydrogène, des biocarburants (HVO, Efuel, Biofuel) ou encore des E et Biométhanol, s’effectue souvent au bord ou à proximité immédiate du réseau fluvial. Il s’agit d’autant d’opportunités pour les transporteurs fluviaux de prospecter de nouveaux marchés qui concernent à la fois l’acheminement des matières nécessaires au processus de production que l’évacuation du produit fini.

Pour les décideurs publics et privés, se posent également la question des implantations à plus long terme. La question de la mobilisation du foncier est primordiale car construire une usine près de l’eau, c’est avoir d’emblée la capacité de proposer une logistique fluviale réputées pour ses atouts en matière de massification et de respect de l’environnement. VNF, gestionnaire du domaine public fluvial, mesure les enjeux et sera un facilitateur des projets, comme il l’a déjà prouvé en participant au catalogue foncier pour l’axe Méditerranée Rhône Saône.

Les éléments ayant permis la réalisation de cette carte sont issus de données consolidées et collectées auprès de GRDF, l’Observatoire français de e-fuel, France Hydrogène, EVOLEN, ainsi que d’une étude commandée par VNF au cabinet de conseil AFFRY, spécialisé en stratégie dans les secteurs de l’énergie, de la bioindustrie et des infrastructures. Il ressort que si les filières des systèmes énergétiques ont un développement complémentaire, elles disposent chacune de leurs propres atouts et besoins. À l’exception du biométhane, les industries vont venir s’installer à proximité des voies d’eau, notamment sur les axes Rhône-Saône et Seine, ou encore Dunkerque et Saint-Nazaire, car les process de production de ces énergies nouvelles nécessitent de l’eau et présentent des contraintes d’implantations qu’offrent déjà la plupart des sites portuaires actuels.

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