La filière déchets – économie circulaire

Considérée émergente, la filière déchets présente un potentiel important en matière de transport. Environ 74 millions de tonnes de produits sont générés par la filière chaque année. Parmi eux, environ 3% sont transportés par voie fluviale.

En 2018, le transport fluvial de déchets représente environ 2,4 millions de tonnes et 270 millions de t-km.

Un réseau adapté

Plusieurs chaînes de transport fluvial existent en France pour le transport de déchets :

  • Le secteur du recyclage des métaux et ferrailles est à ce jour une des activités les plus matures de la filière en matière de transport fluvial. Il représente plus d’1,5 million de tonnes/an.
  • Certains syndicats en charge de la gestion des ordures ménagères (OM) mettent en place des logistiques fluviales. Parmi eux, le SYCTOM en de la région parisienne utilise la voie d’eau pour différents flux, comme les mâchefers (242 000 tonnes par voie d’eau en 2015), les papiers (35 000 tonnes), les cartons (16 000 tonnes), les plastiques (5 000 tonnes) et les encombrants (9 000 tonnes).
  • Dans cette filière, d’autres marchés sont en développement, avec quelques exemples de trafics emblématiques tels que les ordures ménagères de la métropole lilloise transportés entre Lille, Sequedin et Halluin par Véolia (220 000t par an) depuis 2007, ou avec d’autres projets visant à évaluer la pertinence du fluvial dans la gestion de flux.

Variété, conditionnements et manutention

Les déchets sont de faible valeur à la tonne et non périssable, en général. Ensuite, la France exporte de plus en plus en plus de matières premières de recyclage (+ 75 % de 1999 à 2014). En 2015, ces exportations représentaient 15 millions de tonnes.

Une très grande variété de déchets et de matières recyclables peut être transportée par le mode fluvial.

A défaut d’en faire une liste exhaustive, on retrouve principalement 3 types de conditionnement pour leur transport par voie d’eau :

  • Le transport en vrac (directement dans la cale) adapté aux ferrailles et métaux, mâchefer, petits appareils ménagers… ;
  • Le transport en conteneurs et autres contenants mobiles chargés à l’aide d’un portique ou d’un reach stacker ;
  • Le transport en balles : souvent utilisées pour le papier, le carton et le plastique.

Des flux émergents

D’autres transports de déchets émergent, notamment via le développement du transport de conteneurs permettant de collecter une plus grande variété de déchets et proposant une véritable alternative au transport routier.
Par exemple, sur la voie retour entre Gennevilliers et Rouen, les conteneurs sont utilisés d’une part par la papeterie UPM pour le transport de papier et d’autre part par l’éco-organisme Valdelia pour le transport de déchets d’ameublement professionnels valorisés en région rouennaise.

VNF accompagne la filière

Dans une logique d’éco-conception de service, le transport fluvial de marchandises permet d’optimiser son empreinte globale. Pour ce faire, VNF propose avec le PAMI (Plan d’Aide à la Modernisation et à l’Innovation), des outils techniques et financiers pour accompagner les bateliers à identifier puis améliorer la performance environnementale de leurs bateaux (moteurs, carburants alternatifs…).
VNF accompagne également les acteurs de la filière dans leur projet de report modal avec le PARM (Plan d’Aide au Report Modal).

<p>Transport fluvial &#8211; <strong>filière déchets</strong> : <strong>cap sur l&#8217;économie circulaire</strong></p>

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