La voie d’eau, un outil multifonctionnel au service des territoires
Un réseau fret et un réseau touristique
Le réseau navigable peut se répartir en deux sous-ensembles principaux :
Un réseau à grand gabarit

Il représente 2 400 km en desserte des pôles industriels et des grandes agglomérations au départ ou à destination des grands ports maritimes. Structuré principalement autour des grands axes (Seine, Moselle, Rhin, Rhône, Saône et le réseau du Nord-Pas-de-Calais), ce réseau, aménagé principalement dans les années 1960 et 1970, accueille aujourd’hui la quasi-totalité du trafic de fret.
Si les ouvrages du Rhône et une partie de ceux du Rhin sont confiés respectivement aux producteurs d’énergie hydroélectrique CNR et EDF, le reste du réseau à grand gabarit est sous la responsabilité de Voies navigables de France.
Un réseau à petit gabarit (dit gabarit « Freycinet »)
Il représente 4 300 km et a été aménagé au XIXe siècle pour l’essentiel, voire au cours des siècles précédents. Plus de 70 ouvrages sont classés ou inscrits à l’inventaire des monuments historiques. Le canal du Midi, quant à lui, est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996. Nous célébrons en 2026 les 30 ans de cette inscription. Ce réseau accueille aujourd’hui principalement de la navigation de plaisance.
De nombreux usages au-delà de la navigation
Aménagé historiquement pour le transport de marchandises, le réseau de voies navigables – qu’il s’agisse des fleuves, des rivières aménagées ou des canaux artificiels – assure de nombreux autres usages. La navigation de plaisance est aujourd’hui une activité économique de premier plan, rendue possible par la reconversion d’anciens canaux traversant des régions touristiques telles que les Vosges, la Bourgogne ou l’Occitanie. Certains ouvrages font partie du patrimoine et contribuent directement à l’économie touristique.
Qu’il s’agisse du petit ou du grand gabarit, des rivières ou des canaux, le réseau fluvial joue un rôle déterminant dans le grand cycle de l’eau. Il assure la disponibilité d’une ressource en eau régulière, au bénéfice de l’irrigation agricole, de la production d’eau potable, des activités industrielles, du refroidissement des centrales nucléaires et de la production d’énergie hydroélectrique. Le réseau de voies navigables contribue aussi à la régulation des événements hydroclimatiques exceptionnels, en limitant les impacts des étiages sur les activités humaines et sur la biodiversité, et en contribuant à la gestion des crues et à la maîtrise des inondations.
<p>Un service public tourné vers les territoires</p>
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