Marseille, Fos, Lyon – le port de Marseille Fos, CNR e VNF lancent un nouveau dispositif d’aide pour soutenir et développer le transport fluvial de conteneurs entre Fos et Lyon

Les trois partenaires unissent leurs efforts pour rendre le transport fluvial plus fiable et plus attractif sur l’axe Rhône. Cet axe est essentiel pour la compétitivité logistique de la France et de l’Europe, et s’inscrit dans la stratégie de structuration de l’axe Méditerranée–Rhône–Saône (MeRS), voulu par le Président de la République, visant à rapprocher le port de Marseille Fos de son hinterland et notamment du Port de Lyon.

Avec une part modale fluviale qui atteint désormais 6 % pour les conteneurs au port de Marseille Fos, cette aide vise à renforcer la dynamique en cours.

Une aide financière pour soutenir la régularité

Le dispositif a pour objectif d’aider les opérateurs fluviaux à maintenir leurs services même en cas d’aléas. La régularité des liaisons est un élément clé pour attirer davantage de volumes vers le fluvial. Chaque année, 67 000 EVP (équivalents 20 pieds) transitent déjà sur le Rhône grâce à trois opérateurs.

Une aide transparente et ouverte à tous les opérateurs

Le dispositif, d’une durée de six mois, renouvelable une fois, repose sur :

  • une aide forfaitaire par service, calculée selon la capacité de la barge ;
  • un suivi mensuel fondé sur le respect des plans de transport communiqués par les opérateurs.

Le financement est assuré par :

  • Port de Marseille Fos : 100 k€
  • CNR (Compagnie Nationale du Rhône) : 100 k€
  • Voies navigables de France : 50 k€

Un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) ouvert jusqu’au 5 mars

Les opérateurs fluviaux peuvent candidater via l’AMI disponible sur les sites des trois partenaires : en cliquant ici.

Sous réserve d’éligibilité, une convention commune encadrera la participation. L’aide sera versée après les six mois d’expérimentation, en fonction des services réellement assurés.

Un levier pour la transition logistique

Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie de l’axe MeRS, qui vise à tripler les volumes fluviaux d’ici 2040. Il  s’ajoute à des mesures très concrètes prise à l’échelle de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône, sous l’impulsion de l’État, comme le renouvellement des sous-concessions portuaires du Rhône, l’AMI en cours pour le renouvellement du pilotage des ports de Saône (hors Villefranche), la mise en place d’un catalogue foncier, le déploiement d’un outil numérique commun de suivi des flux de conteneurs (cargo community system – CI5) ou encore la cartographie interactive pour les trafics de vrac.

Le soutien financier de l’État s’est récemment traduit par la signature de l’avenant mobilité du CPIER avec une enveloppe de 176 millions d’euros pour les projets de développement du transport fluvial et multimodal, dont 100 millions d’euros de l’État.

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