24/08/2018

Le tunnel-canal de St Albin, inscrit à l’inventaire des monuments historiques, est une curiosité de la vallée de la Saône, permettant de court-circuiter un important méandre de la Saône, offrant ainsi un raccourci d’environ 8 km aux bateliers et aux plaisanciers en croisière sur la Saône.



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Quelques chiffres :

Long de 681 m, pour une largeur de 6.55 m, cet ouvrage d’art rare qu’est un tunnel fluvial, est ici traité de façon monumentale.

A l’aval, les courbes et contre-courbes décrites par le canal et les rampes ménagent une découverte progressive, installant une véritable mise en scène de l’entrée du tunnel, rehaussée par le jeu des escaliers et des paliers. Les murs de la tranchée d’approche du tunnel règnent sur une longueur de 270 m et s’élèvent sur une hauteur variant de 0 à 6.90 m.

A l’amont, la tranchée est rectiligne et les murs d’une longueur de 105 m s’élèvent progressivement de 0 à 7.90 m.

Il est l’un des sites remarquables du patrimoine fluvial français, ce que confirme l’inscription au titre des monuments historiques depuis le 18 septembre 1990 du tunnel (entrées et aération), de ses abords (terrassements), du canal de dérivation, des ponts amont et aval, de l’ancien barrage à aiguilles et de son magasin, ainsi que la maison éclusière et ses dépendances.

Un peu d’histoire…

Conçu par l’ingénieur Philippe Lacordaire, les travaux du tunnel de St Albin, y compris les tranchées amont et aval, sont engagés en 1838 dans le cadre de l’aménagement de la Saône supérieure (loi du 18 juillet 1837) et s’achèvent en décembre 1842, l’ensemble des travaux d’aménagement étant arrêté en 1850.

La mise en service de cet ouvrage interviendra en 1882, après la réalisation des ouvertures sur la Saône, et le projet d’aménagement trouve tout son sens après la déclaration d’utilité publique du canal de l’Est (maintenant canal des Vosges) le 24 mars 1874. En effet, la liaison Rhône-Rhin assurée par la Saône et le Doubs (St-Jean-de-Losne, Dole, Besançon, Montbéliard, Mulhouse) n’est plus possible suite à la guerre de 1870 et l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Moselle. Cette liaison passera désormais, pour éviter l’Allemagne, par l’Ouest (Gray, Port-sur-Saône, Epinal, Nancy, Verdun, Namur, Liège).

Et son avenir…

Les murs des têtes amont et aval se dégradent très fortement par le gel. (Les premières réparations se déroulent dès 1852 – avant même sa mise en service !) L’ouvrage a fait l’objet d’une réfection totale entre 1887 et 1893.

Voies navigables de France a engagé, en collaboration avec les services de la DRAC Bourgogne Franche-Comté, un nouveau projet de réfection totale et de restauration des murs des têtes amont et aval, avec l’intention de réaliser la totalité des travaux nécessaires en quatre tranches annuelles, de 2019 à 2022, pour un budget prévisionnel de 4.5 M€.

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