Plantes invasives : VNF lutte contre leur prolifération

Dans le cadre de la Mission d’information sur la prolifération des plantes invasives de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale, une visite sur le terrain a été organisée sur le Canal de Bourgogne avec Patrice Perrot, député de la Nièvre, co-rapporteur de la mission, pour montrer les actions que VNF met en place pour lutter contre ce phénomène écologique inédit, véritable fléau pour nos rivières, fleuves et canaux.

VNF met en place de nombreuses actions sur tout son réseau pour lutter contre la prolifération de ces plantes envahissantes, locales ou exotiques.

Le réseau navigable de Voies navigables de France, comme les autres réseaux en Europe, doit faire face depuis plusieurs années à la prolifération de plantes envahissantes locales ou exotiques, telles que les Myriophylles, les Elodées, ou encore les Jussies, qui menacent l’équilibre des écosystèmes, perturbent le fonctionnement des écluses et gênent fortement la navigation des bateaux.

De l’aquarium au canal

Actuellement, le Myriophylle Hétérophylle constitue l’espèce exotique envahissante (au sens légal du terme) la plus présente sur le réseau VNF et celle qui représente la plus grande menace. Formant un tapis dense sur toute la colonne d’eau, cette plante progresse de façon fulgurante, avec une pousse pouvant aller jusqu’à 30 cm par semaine et résiste à tous les climats (chaleurs, gel, assec…). Elle se reproduit par bouturage. Cela signifie que le moindre peut fragment peut engendrer le développement d’un foyer. La navigation participe involontairement à sa dispersion en fragmentant la plante via les hélices et en assurant son transport.

Originaire d’Amérique du Nord, le Myriophylle Hétérophylle a été introduit en Europe pour garnir les aquariums. Or, cette plante colonise depuis plusieurs années de nombreux cours d’eau français et européens et détériore grandement les écosystèmes locaux.

Mobilisation et prévention de VNF

Pour faire face à la prolifération de ces espèces envahissantes, l’établissement mène, toute l’année, des opérations d’arrachage et de faucardage avec ramassage des fragments, afin de limiter autant que possible la dispersion de la plante, mais aussi pour garantir la navigation sur son réseau.

Comme pour l’ensemble des pays et structures victimes de ce phénomène de prolifération, VNF ne dispose pas aujourd’hui de solution efficace à 100%. Néanmoins les équipes sont particulièrement mobilisées pour contenir autant que possible le développement de ces plantes envahissantes et de préserver les canaux non touchés. Elles mènent une surveillance accrue de l’espèce et ont mis en place un réseau d’alerte et d’identification, pour identifier toute nouvelle apparition de foyer.

Trouver ensemble des solutions pérennes

Voies navigables de France contribue également au développement de la recherche, en lien avec l’université de Lorraine et d’autres partenaires, pour comprendre les facteurs qui expliquent la propagation accélérée de cette espèce et identifier les solutions de lutte les plus adaptées, par exemple par l’utilisation de matériels les plus efficaces ou encore l’utilisation de bio traitements.

Face à cet enjeu environnemental, VNF ne réussira pas seul. C’est pourquoi, une démarche partenariale a été engagée avec le Centre de Ressource National des espèces exotiques envahissantes, la Fédération Nationale de la Pêche, le CEREMA, avec les ports et les collectivités comme le Conseil départemental de la Somme.

L’objectif de VNF est clair : trouver des solutions de long terme à cette problématique.

 

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