Projet Bray-Nogent : mise à grand gabarit de la Seine entre Bray et Nogent-sur-Seine

Alors que le trafic fluvial sur la Seine à grand gabarit connaît une forte croissance depuis une dizaine d‘années, le développement des échanges fluviaux est freiné sur une partie de la Seine en amont de Paris. En effet, sur cette portion entre l’écluse de la Grande Bosse et Nogent-sur- Seine, la capacité des infrastructures limite le tonnage des bateaux.

En augmentant le gabarit de navigation sur 28,5 km, le projet Bray-Nogent, conduit sous la maîtrise d’ouvrage de Voies navigables de France, permettra d’assurer une continuité de l’axe de navigation pour les bateaux de 2 500 tonnes, depuis les ports du Havre et de Rouen jusqu’à Nogent-sur-Seine.

Le projet Bray-Nogent : quels objectifs ?

Le projet répondra à trois grands objectifs :

  • Accroître les échanges de marchandises par voie fluviale avec le bassin parisien, les ports du Havre, de Rouen et le nord de l’Europe avec la réalisation du canal Seine-Nord-Europe ;
  • Contribuer au développement économique local en améliorant la compétitivité des entreprises existantes et en suscitant l’implantation de nouvelles activités industrielles ;
  • Permettre la réduction des nuisances (bruit, pollution, encombrement routier…) ainsi que des émissions de gaz à effet de serre grâce au report modal vers un mode de transport de marchandises alternatif à la route, avec 600 camions/jour en moins en 2060 sur le territoire de la Bassée.

Les caractéristiques du projet

S’étendant du département de la Seine-et-Marne au département de l’Aube, en traversant 15 communes, le projet Bray-Nogent consiste à :

  • Aménager ponctuellement la Seine navigable ;
  • Créer un canal à grand gabarit (2 500 t), entre Villiers-sur-Seine et Nogent-sur-Seine ;
  • Préserver les enjeux environnementaux de la Bassée

Les enjeux environnementaux

La vallée de la Bassée est une vaste plaine alluviale inondable de la Seine qui s’étend entre la confluence Aube-Seine en amont et la confluence Seine-Yonne
à l’aval et qui figure parmi les plus importantes zones humides d’Île-de-France. Classée en partie en réserve naturelle, elle abrite de nombreuses espèces animales et végétales remarquables.
Le projet Bray-Nogent ne modifiera pas le régime hydraulique de la Seine et ses échanges avec la zone humide de la Bassée. La plaine de la Bassée conservera
son caractère inondable. Ainsi, les milieux et les espèces seront préservés.

Mesures environnementales : Eviter, Réduire, Compenser

La neutralité hydraulique du projet est assurée à son débouché aval, au niveau du barrage de la Grande Bosse. De même le projet n’aggravera pas le risque inondation des habitations de la vallée de la Bassée.
Par ailleurs, VNF met tout en œuvre pour éviter les impacts du projet sur la biodiversité (préservation du casier de la Soline « cathédrale de biodiversité ») ou à défaut réduire puis compenser les impacts au plus proche du tracé (restauration de milieux humides, création de frayères, gestion conservatoire du marais de la Grande Noue).

Le projet Bray-Nogent en quelques chiffres

Le financement des études

Voies navigables de France, les Régions Champagne-Ardenne (aujourd’hui Région Grand Est) et Île-de-France ainsi que le Département de l’Aube, la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de l’Aube et la commune de Nogent-sur-Seine ont financé les études d’opportunité du projet (près de 4 M€). Par ailleurs l’étape préliminaire du projet Bray-Nogent (plus de 4 M€) a bénéficié de cofinancements européens, de la Région Île-de-France, de l’État et VNF.

Aujourd’hui, les études de réglementaire et de conception, sont financées dans le cadre du contrat de plan Etat Région 2015-2020 par les Régions Île-de-France et Grand Est, les Départements de Seine-et-Marne et de l’Aube ainsi que l’Etat et VNF pour un montant de près de 11 M€. L’Union Européenne dans le cadre du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe finance le projet depuis 2019.

Découvrez la carte détaillée du tracé du projet Bray-Nogent

Lancement de l’enquête d’utilité publique en 2020

L’enquête d’utilité publique se tiendra au second semestre 2020.

Depuis 2016, VNF a poursuivi les études et les reconnaissances sur site, données d’entrée nécessaires à la conception du projet et à l’étude d’impact. Ainsi, les inventaires faune flore, les études hydrauliques, la topographie et la géotechnique ont été réalisés, permettant de finaliser en 2019 les études d’avant-projet et le dossier d’enquête publique.

<p>En savoir plus sur les <strong>réunions publiques à Bray et Nogent-sur-Seine</strong> en décembre 2019</p>

Aller en haut de la page