Un nouveau Contrat d’Objectifs et de Performance Etat-VNF 2020-2029

Contrat d’Objectifs et de Performance de VNF 2020-2029 : le fluvial au cœur de la transition écologique

Adopté le 10 mars dernier par le conseil d’administration de Voies navigables de France, le nouveau Contrat d’Objectifs et de Performance entre l’État et VNF a été signé le 30 avril 2021 par Jean-Baptiste Djebbari, Ministre délégué aux Transports, et Thierry Guimbaud, directeur général de VNF.

Au travers de ce contrat, l’État exprime la politique qu’il entend mener sur les dix prochaines années sur le fluvial par le biais de son opérateur VNF : il fixe des objectifs, un niveau de qualité de service attendu et des moyens pour y arriver.

“Ce contrat nous permet de donner de la visibilité aux acteurs économiques et politiques, qui ont besoin de se projeter. Il donne un cap au fluvial jusqu’à la fin de la présente décennie au terme de laquelle il prendra une autre dimension avec la mise en exploitation du nouvel axe Seine-Escaut”, se félicite Thierry Guimbaud, directeur général de VNF.

Le fluvial, une source de croissance verte pour les territoires

Le fluvial offre des services variés, mais qui ont un atout commun et incontestable : ils créent et développent de l’économie verte sur nos territoires.

Le fluvial promeut une logistique durable qui se traduit par un bénéfice écologique significatif permettant des émissions, pour une tonne de marchandise transportée, beaucoup plus faibles que le mode routier, soit en moyenne entre 8,8 et 37,4 gCO²/t-km. Sans nuisances sonores, sûr avec le taux d’accidentologie le plus faible, il permet de décongestionner les axes routiers et d’améliorer ainsi la sécurité (baisse des accidents) et la qualité de l’air.

Les 6 700 km de fleuves, de rivières et de canaux du réseau VNF sont également des espaces précieux d’un tourisme vert, authentique, loin de la foule. Concourant à l’amélioration du cadre de vie, la voie d’eau et ses abords deviennent un espace attractif et durable au bénéfice de tous usagers, touristes comme riverains. Le tourisme fluvial concourt ainsi à l’aménagement des territoires et au renforcement de leur attractivité et génère 1,4 milliard d’euros de retombées économiques au bénéfice direct des territoires.

Par ailleurs, VNF met à profit son réseau fluvial pour favoriser le développement d’énergies vertes, notamment en développant la production d’hydroélectricité sur les ouvrages (barrages, écluses…) le permettant. 80 microcentrales hydroélectriques sont d’ores et déjà en activité sur le réseau. Une dizaine de nouvelles centrales sont en cours d’installation. L’ambition est de développer davantage ce potentiel avec les acteurs de l’énergie qui s’intéressent de plus en plus à ce secteur.

Une ambition pour le fluvial

L’ambition est de faire prospérer cette source de croissance verte pour les territoires. La tendance est à la hausse depuis quelques années, la volonté politique est d’accélérer la dynamique autour du fluvial.

A l’horizon 2030, le volume de fret transporté par voie fluviale pourrait augmenter de moitié ce qui porterait le potentiel trafic à plus de 10 milliards de tonnes-kilomètres soit plus de 75 millions de tonnes de marchandises transportées par voie fluviale. Il s’agit donc de donner une nouvelle envergure au transport fluvial et de le confirmer comme un acteur essentiel de la logistique de demain. Le tourisme fluvial quant à lui pourrait générer jusqu’à près de 3 milliards d’euros de retombées économiques.

Il s’agit par ailleurs d’inscrire la voie d’eau – les fleuves, les rivières canalisées, les canaux – comme un vecteur à la fois puissant mais aussi sensible pour gérer la ressource rare qu’est l’eau avec l’accélération du changement climatique. En effet, si les ouvrages du réseau fluvial ont été conçus à l’origine pour la navigation, ils constituent aujourd’hui de véritables atouts pour lutter contre les phénomènes de crues et de sécheresses de plus en plus forts et de plus en plus réguliers.

In fine, l’ambition est de construire une solution fluviale adaptée à chaque territoire. En effet, il n’y a pas de fret fluvial possible sans plateforme intermodale à proximité, sans connexion avec les réseaux routiers et ferroviaires, sans ports modernes et efficaces. Il n’y a pas d’activité de tourisme et de loisirs sur la voie d’eau s’il n’y a pas à proximité des activités à pratiquer, un patrimoine à découvrir, une valorisation de l’espace.

Le contrat intègre donc une phase importante d’échange avec les collectivités et les acteurs économiques locaux pour construire de façon concertée des projets de territoires complets, intégrant la voie d’eau et conciliant l’intérêt général avec les attentes de chacun.

Des moyens importants

Le COP acte des capacités d’investissements à haut niveau et dans la durée pour le réseau fluvial. A l’horizon 2030, ce sont plus de 3 milliards d’euros qui sont envisagés d’être consacrés aux infrastructures fluviales. Cet engagement à long terme s’inscrit dans la continuité de l’augmentation constante des dotations attribuées à VNF depuis 2017, passées de 170 millions d’euros en 2019, à près de 220 millions d’euros en 2020 et 300 millions en 2021 et 2022. Les dotations de fonctionnement de l’établissement sont à quant à elles stabilisées sur la durée du contrat.

Pour atteindre l’ambition que l’Etat et Voies navigables de France portent pour le fluvial à 10 ans, le COP s’appuie sur un projet de modernisation de l’établissement : la rénovation des infrastructures et l’intégration du numérique dans les modes de travail grâce à la mise en place de la téléconduite et l’automatisation des ouvrages qui permettront une gestion du réseau plus moderne, un service plus réactif et performant et des conditions de travail plus sûres pour les personnels.

VNF entend également mener une révolution numérique grâce à l’insertion du digital dans ses services, pour renforcer l’attractivité du fluvial auprès des acteurs économiques par rapport aux autres modes de transport.

Il s’agira également de développer les complémentarités avec les offres de service des autres modes de transport (routier et ferroviaire) pour améliorer la compétitivité des solutions fluviales au sein de l’offre globale. L’optique est bien d’accompagner le développement de nouveaux trafics. C’est le sens du partenariat récent avec SNCF Réseau, et de celui en cours de construction avec HAROPA.

Des partenariats solides avec les collectivités territoriales, très intéressées à l’avenir de la voie d’eau comme un vecteur de développement de leur territoire, sont en cours de construction et participeront de la restructuration du modèle économique de l’établissement. A titres d’exemples peuvent être cités le partenariat autour de la Sambre à L’Oise dont la réouverture à la navigation est prévue avant l’été, l’Entente pour le Canal du Midi ou encore le partenariat avec la Région Grand Est.

Pour être plus fort et plus résilient, l’établissement devra enfin, sur la durée, diversifier ses recettes et développer des ressources propres. Le domaine qu’il exploite recèle en effet des potentiels évidents, par exemple par la valorisation du domaine public fluvial et des nouvelles énergies.

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